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Virus chinois interdit de transit !

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a baptisé 2019-nCoV, le micro-organisme responsable de plusieurs cas de pneumonie sur le territoire chinois. Les aéroports de plusieurs états ont été placés sous haute vigilance. Crédit : AFP.

Une victime de plus à son actif… Les autorités chinoises ont annoncé mardi 21 janvier un sixième décès, causé par le mystérieux germe originaire de Chine. 300 cas de contamination ont été recensés, dont plusieurs à l’étranger : Taïwan, Thaïlande, Japon, Corée du sud, Australie et Philippines. Les états français et américain prennent leurs précautions pour limiter l’entrée du virus sur leur territoire respectif. Chaque passager en provenance de Wuhann passera des tests par les équipes médicales aux aéroports de San Francisco et John-F.-Kennedy de New York.  Les personnes « présentant une infection respiratoire aiguë, quelle que soit sa gravité, ayant voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan en Chine dans les quatorze jours précédant la date de début des signes cliniques ou ayant eu un contact étroit avec une personne tombée malade dans cette ville », devront se présenter au Samu, a annoncé l’agence nationale Santé publique France, lundi 20 janvier.

Alerte rouge

Un point commun aux malades ? Une visite au marché de la ville chinoise Wuhann ! « On suppose que la source était des animaux vendus dans ce marché et qu’il y a eu passage chez l’homme », explique le professeur Fontanet, responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur à Paris. L’OMS expose la même hypothèse lors d’un communiqué : un animal pourrait être « la source primaire la plus vraisemblable », avec « une transmission limitée d’humain à humain par contact étroit ». Les représentants des États membres de l’OMS se réuniront mercredi 22 janvier afin de discuter de la nécessité d’une déclaration d’ « urgence de santé publique de portée internationale ».

Audrey Yemo

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