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Vapoter tue ?

En 2018, 34,7 % des Français ont essayé l’e-cigarette. 5,3 % la consomment de manière occasionnelle et 3,8 % l’utilisent quotidiennement, d’après l’institut National du Cancer. Crédit : Hazem.

Le « vapoteur », qualifié de « moins nocif » que son aîné la cigarette, a perdu sa couronne depuis la dernière publication de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le gouvernement new-yorkais a pris des mesures.

Santé publique

L’état de New York a interdit la commercialisation des cigarettes électroniques aromatisées, mardi dernier. Le conseil de santé publique et de planification sanitaire de l’État new-yorkais voudrait réduire la dépendance à la nicotine chez les jeunes. Près de 40 % des élèves de terminale vapotent selon les chiffres du département de la santé de l’État de New York. « En interdisant les cigarettes électroniques aromatisées, a-t-il poursuivi, nous prenons une mesure de santé publique et nous contribuons à empêcher un nombre incalculable de jeunes gens de contracter une accoutumance à vie, coûteuse, mauvaise pour la santé et potentiellement mortelle », a affirmé Andrew Cuomo, gouverneur démocrate. Plus de 380 personnes présentent des problèmes pulmonaires après avoir vapoté et 6 en sont mortes, selon les récents chiffres du centre de contrôle des maladies.

Verdict sans appel

Cette décision fait suite au compte-rendu de l’OMS « Rapport de l’OMS sur l’épidémie mondiale de tabac, 2019 – Offrir de l’aide pour arrêter de fumer », paru en juillet dernier. « Les SEAN (systèmes électroniques d’administration de nicotine) sont incontestablement nocifs et doivent faire l’objet de régulation », mentionne le rapport. L’organisme alerte sur l’impact des particules fines (plomb, nickel…) provenant probablement des bobines utilisées pour chauffer le liquide des cigarettes électroniques.

Renoncement

La prohibition des cigarettes électroniques par l’État new-yorkais suit de près celles de la ville de San Francisco et de l’État du Michigan. Le géant du streaming, Netflix, a résolu de faire apparaître dans ses séries destinées à un public de 15 ans et plus moins de cigarettes. La société se réserve le  droit à un écart uniquement si cela s’avère « essentiel à la vision créative de l’artiste ou à la définition de son personnage (sur le plan historique ou culturel) [] Netflix soutient fermement l’expression artistique », a affirmé un porte-parole de la plateforme de streaming au magazine américain. Ce réajustement fait suite au dernier rapport de l’organisation américaine anti-tabac Truth initiative. Il révèle 866 occurrences de cigarettes recensées dans 6 productions originales Netflix populaires auprès des 15-24 ans. Trois fois plus que les séries télévisées les plus appréciées de cette même génération durant la saison 2016-2017. Quelques années après le « Printemps Arabe » viendra-t-il un « Printemps sans vapotage » ?

Audrey Yemo

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