La maladie à virus Ebola

Force est de constater que certaines maladies qu’on croit pouvoir n’associer qu’à des époques passées, sont malheureusement bien plus actuelles que jamais. On les pense maîtriser, mais sans crier gare, elles se dégagent et frappent, avec toujours plus de virulence.
Dernièrement Chikungunya, présentement Ebola.

 

La maladie à virus Ebola, ou fièvre hémorragique Ebola

Les premiers cas d’Ebola ont été dénombrés en 1976 à Nzara, ville qui est au Soudan et à Yambuku en République démocratique du Congo, ville située près de la rivière Ebola, qui baptisa de son nom le terrible virus.

Virus Ebola
Virus Ebola

Depuis 1976 il y a eu environ 20 flambées de cette épidémie, mais celle qui se manifeste actuellement est la plus sévère et la plus importante. Les premiers cas ont été rencensés en mars 2014. Le 8 août 2014, le Directeur général de l’OMS a déclaré que cette flambée constituait une urgence de santé publique de portée internationale.

Le virus se transmet à l’homme à partir d’animaux sauvages, et la propagation dans les populations se fait par transmission interhumaine : contacts directs avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou avec des surfaces contaminées.

La maladie est hautement contagieuse, d’où le fait que les personnes qui transportent le patient doivent être équipées d’une combinaison protectrice. C’est une maladie grave, et si elle n’est pas traitée par des associations de médicaments, est mortelle dans plus de 90% des cas.
Aucun vaccin anti-Ebola n’est reconnu pour l’instant, mais les recherches progressent.

Le virus Ebola n’est pas seul dans son genre. Il appartient à La famille de virus Filoviridae (apparence filamenteuse), qui compte trois genres, à savoir Cuevavirus, Marburgvirus et Ebolavirus. 5 espèces d’Ebola virus ont été identifiées : Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston, et Forêt de Tai.

Celui à l’origine de la flambée de 2014, qui a démarré en Afrique de l’Ouest, appartient à l’espèce Zaïre. Soudan, Bundibugyo, et Zaïre ont donc déjà été identifiées chez l’Homme, tandis que Reston n’a été observé que chez des animaux en Asie, mais pas à cause de maladies humaines.

Zaïre possède un matériel génétique protégé par une enveloppe nommée capside. Son génome code neuf protéines fonctionnelles. Comme tous les virus, il est dépourvu de la machinerie qui lui permettrait de lire ses gènes.
la seule façon pour un virus de se multiplier est d’envahir une cellule et de prendre en otage sa machinerie métabolique.

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Sources

who.int

sante.gouv.fr

biodeug.com

microbiologytext.com

Ebola virus disease, Kevin B Laupland, MD MSc FRCPC and Louis Valiquette, MD MSc FRCPC

Crédit

« Ebola virus » vient de nydailynews.com

« Schéma d’une multiplication virale » vient de microbes-edu.org, customisé par mes soins

 

 

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